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Active Tourism Newsletter Active Tourism Edition du 01/06/2017
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L'éclosion d'EKLO à Lille

EKLO a ouvert son troisième hôtel à Lille. Depuis l’ouverture du premier au Havre en 2014, le concept EKLO a bien évolué. Les nouveaux concepts destinés aux millenials ne sont pas étrangers à ces changements. 


Entre l’ouverture des hôtels du Havre et du Mans et celui de Lille, il aura fallu deux ans, « un laps de temps indispensable pour améliorer le concept» devait déclarer Emmanuel Petit, fondateur d’EKLO «nous étions convaincus que nous devions conserver notre idée d’hôtel «low cost » mais pas cheap, mais qu’il fallait l’améliorer. Nous avons donc gardé les trois piliers du concept «le côté éco avec des chambres à 19 €, 34€ et 58€ pour les familles, écolo en gardant l’ossature bois, et convivial mais en améliorant les espaces- vie» devait-il préciser. L’hôtel de Lille est donc la synthèse de ces améliorations, avec des nouveautés dans les équipements mais aussi dans l'organisation comme l'existence d'une équipe 24h sur 24.


Dans les aménagements intérieurs, les modifications sont notables. Les espaces «conviviaux» ont été largement améliorés. EKLO propose désormais des espaces mixtes, multipliant les possibilités. Ainsi, la création d’une «cuisine à partager» avec four et four à micro-ondes où les clients peuvent venir cuisiner et partager leur repas est l’une de ces nouveautés. Des jeux ont aussi été ajoutés comme un baby-foot, des jeux de société mais aussi un bar ou encore des BD dans une bibliothèque évolutive. 


Pour finaliser le nouveau concept, le fondateur d’EKLO ne se cache pas avoir été influencé par d’autres concepts et notamment les «hostels»  comme Les Piaules à Belleville ou le Slo Living Hotel à Lyon. «Ils nous ont permis de comprendre la nécessité dintroduire davantage d’équipements et de services mais nous avons aussi pris en compte l'influence airb&b. La création d’une «cuisine partagée» comme une vraie cuisine avec four et four à micro-ondes vient de là. 


Parmi les autres équipements rajoutés, le Barbapizz, un restaurant nouveau genre proposant pizzas et salades installé dans le jardin « dans un container» explique Emmanuel Petit. Il faut dire que la proximité de Decathlon, partenaire du projet, avec ses 1500 collaborateurs, ne fut pas étranger à la décision d’installer ce snack nouveau genre.   


Dans la partie «nuit», c'est au niveau de la salle de bains que les principales modifications ont été apportées. Celle-ci est devenue une vraie salle de bains, "l'un des points faibles de la première génération" devait nous dire le fondateur d'EKLO. D'une surface de 10 m2, carrelée elle est séparée de la chambre par une vraie porte et dispose d'une vraie douche». Dans l'offre globale ont aussi été rajoutés des «dortoirs», élargissant ainsi l’offre proposée.  


Toutefois, ce nouveau concept reste fidèle au modèle économique initial. Le coût de construction reste très bas grâce à l'utilisation du bois et au montage de chambres pré-formées à installer telles quelles sur le site permettant de réduire le temps de construction «7 mois seulement à Lille» précise-t-il. Un choix de construction également très économe en énergie, «jusqu'à 50% de moins qu’une construction classique sur une période de 4 à 5 ans». Néanmoins, le fondateur d’EKLO ne s’interdit pas de construire aussi en béton. Ce sera le cas du prochain EKLO à Bordeaux où la construction en bois ne s’imposait pas dans l’environnement.


Par ailleurs, le principe low-cost est conservé puique toutes les dépenses annexes sont à additionner au prix de base comme le linge de toilette, le petit déjeuner, la télé etc…  "ce qui nous permet d’atteindre un prix moyen de 37€ même avec un prix affiché minima à 19€" précise Emmanuel Petit, avec un coût de construction qui reste à 40 000€ la chambre foncier inclus!!! 


 Avec cette ouverture à Lille, EKLO passe aussi la vitesse supérieure en termes de développement « et la perspective d'avoir 10 hôtels en 2019» ajoute Emmanuel Petit, rendant hommage au maire du Havre Edouard Philippe « qui a su nous faire confiance pour notre premier hôtel» explique-t-il. En 2017, le réseau est donc bien lancé, « les deux années de réflexion n’ont pas été inutiles et nous allons maintenant rattraper le retard avec un nouveau projet plus collaboratif, plus sociétal et plus abouti et qui devient l'un des conccurents des hostels de la nouvelle génération. Et avec les deux fondateurs d'Accor comme parrains, les autres n'ont qu'à bien se tenir !!!   

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Melia assure au cours du premier trimestre 2017
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Le groupe espagnol réalise un très bon premier trimestre, enregistrant une hausse de +8,3% de RevPAR, due surtout à la hausse des prix moyens dans les hôtels. 


Le groupe leader espagnol profite donc bien de la reprise d’activité et de la reprise du tourisme mondial mais surtout de la relance de l'activité économique en Espagne où le RevPAR a progressé de 12,5% en moyenne. Melia Hotels International réalise donc un chiffre d’affaires de 420,3 M€, au premier trimestre, en hausse de + 5% et enregistre un EBITDA en hausse également de + 3%. 


Parallèlement le groupe poursuit son expansion, avec la signature de 15 nouveaux hôtels au cours du premier trimestre dont 8 à Cuba qui ouvriront le 1er janvier 2018 sous les marques Melia, Sol Melia et INNSIDE by Melia. L’opérateur espagnol dispose ainsi, à la fin du premier trimestre, d'un portefeuille de 65 hôtels en projet pour 17 000 chambres. Parmi les nouveautés, le groupe a ouvert deux hôtels en Espagne et deux en Asie, le Sol Bali Legian et le Melia Shanghai Hongqiao. 


Pour la fin de l’année 2017, les prévisions de Melia restent globalement positives avec une croissance du RevPAR à deux chiffres sur l'année. Cette relance de l’activité va ainsi permettre à l’opérateur de poursuivre son développement, mais aussi la politique de rénovation de ses hôtels en assurant leur repositionnement en Espagne. Pour son président directeur général «il s’agit du 27ème trimestre de croissance consécutif». Par ailleurs étant donné que le premier trimestre est traditionnellement le mois le plus faible en Espagne, mais qu'il a cependant enregistré + 12,5% de hausse de RevPAR, il poursuit «on peut à ce stade envisager d’excellents résultats au cours des prochains mois qui représentent pour nous la haute saison» a-t-il déclaré, "et avec une expansion notable parmi laquelle huit ouvertures à Cuba, deux nouveaux hôtels en Chine, et trois autres en Indonésie". 


Ces bons résultats ont par ailleurs aussi profité aux actionnaires, dont le ratio de distribution passera de 25% à 30% en 2016.

Le retour des touristes était annoncé depuis février
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Dès février, les hôteliers ont pu retrouver le sourire car les touristes étaient de retour à Paris avec des arrivées en hausse de +9,0% par rapport à février 2016, mois pourtant considéré comme l’un des plus creux, une hausse qui représentait même l’une des meilleures performances de ces dix dernières années. 


Elle correspondait par ailleurs au retour des touristes, puisque malgré une bonne progression des arrivées nationales (en hausse de + 6,0%), les arrivées internationales avaient augmenté deux fois plus avec + 13,1%. 


Le gros des flux touristiques était en provenance de l’Europe avec une progression globale des arrivées de + 6,5% par rapport à celles de 2016. Par ailleurs, si des marchés «historiques» comme l’Italie n’avaient pas encore retrouvé leur niveau d'avant (malgré la hausse de + 4,8% par rapport à février 2016 mais à – 17,3% par rapport à février 2015), d'autres pays, en revanche, confirmaient leur progression comme les Belges avec + 7,8% et les Allemands avec + 13,5%.  


Le retour des Chinois et plus globalement des pays d’Asie se confirmait aussi avec des arrivées en hausse de + 23,5% et ce malgré le ralentissement du marché japonais. 


Par ailleurs, le Proche et Moyen Orient retrouvaient le chemin de la capitale française, avec une hausse des arrivées de + 23,9% , hausse qui reste toutefois toute relative puisqu’ils ne représentent que 4,6% des arrivées internationales en février 2017. Les touristes en provenance des Amériques enfin en belle progression avec + 21,1% mais sans toutefois atteindre le niveau de 2015.  


Cette activité devait se retrouver dans les résultats affichés des hôtels qui enregistraient un taux d’occupation moyen à 74,7% en hausse de +4,0 pts par rapport à 2016 et avec un prix moyen de 133,4€, toujours en léger recul mais sans réel impact sur le RevPAR qui progresse de +4,1%.

50% des ventes en hôtellerie se font sur internet
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D'après l'Observatoire des décideurs de l'e-tourisme de KPMG, 50% des ventes en hôtellerie se font sur internet. Un comportement qui semble s'accentuer et qui offre un boulevard à toutes les start-up du tourisme. 


Alors que l'observatoire du digital conçu par KPMG, présente pour la 4ème année consécutive ses résultats,  le bureau d'études a souhaité faire le point sur les tendances du marché, les nouveaux besoins des consommateurs dans ce domaine, les nouvelles offres et la stratégie des principaux acteurs du tourisme. 


De l'enquête réalisée auprès de quelques 190 professionnels du secteur, KPMGen a tiré des enseignements correspondant à la fois à l'évolution de la demande mais aussi aux changements de stratégie des opérateurs.


Le premier enseignement est plutôt rassurant. On y apprend en effet que l’année 2017 est considérée par l'ensemble des acteurs comme une année de reprise au vu de l’augmentation de l’audience et des réservations passées sur les  e-phone et  les tablettes (73%  de réponses « en hausse" ou «stables») par rapport à l’an dernier.


Parmi les éléments d’information essentiels à reprendre de ce bilan «digital» 2017,  on retiendra  : 


•Qu’internet représente la moitié totale des ventes pour l’hôtellerie,


•Que le smartphone et la tablette représentent près d’un tiers de l’audience des sites institutionnels et privés, 


•Que, pour un quart des acteurs, l’intelligence artificielle est déterminante dans la relation client, 


•Que les entreprises privées dédient 44% de leur budget marketing au digital avec comme priorité, et par ordre décroissant les réseaux sociaux, le référencement naturel et enfin le e-mailing. 


•Enfin, alors que 40% des entreprises affichent une certaine méfiance pour le digital (46% dans l’hébergement ) ils sont encore très peu nombreux à mettre en place des détecteurs de fraudes.  

Louvre Hotels Group accepte désormais les paiements via Alipay et WeChat Pay

Louvre Hotels Group qui a été le premier groupe à recevoir les cartes bancaires China Union Pay, accepte désormais toutes les formes de paiement qui seraient passées sur les plate-formes Alipay et Wechat Pay.


Ces deux plate-formes, très populaires en Chine, représentent pour l’une, un marché de 300 millions et pour l’autre, un marché de 450 millions d’utilisateurs générant pour l’une 550 milliards de dollars et pour l’autre plus de 100 millions de dollars de transactions quotidiennes.


Cette initiative est sans surprise depuis que LHG appartient désormais à Jin Jiang, un groupe chinois. Cette décision va lui permettre de se mettre en ligne pour accueillir les 5 millions de touristes chinois supposés  venir en France en 2020.

Moma Group s'associe à Claude Lelouch
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Décidemment, ça bouge dans le monde de la nuit. Alors qu’AccorHotels s’est introduit dans le capital de Noctis (cf. l’article Accor), le Moma Group  (Manko Paris, Victoria Paris, l’Arc Paris, l’Elysées Biarritz, le Bus Palladium, Noto Paris ou Rural by Marc Veyrat et les traiteurs Kaspia Réceptions et Kardamome Réceptions ) vient de s’associer à Claude Lelouch pour reprendre le mythique Club 13 au 15 avenue Hoche. 


Celui-ci avait déjà accueilli le groupe Barrière en 2016 avait pris 48,5% du capital en 2016.

Moxy Hotels : et de quatre en Allemagne
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Le groupe Marriott ouvre son quatrième hôtel Moxy en Allemagne à Francfort dans la zone aéroportuaire. 


Le Moxy Frankfurt Airport est aussi le 10ème hôtel de la marque en Europe. Marriott poursuit pour son développement le même modèle économique, à travers une joint- venture passée entre le groupe hôtelier et la division d'investissement immobilier d'Ikea, Vastint Holding BV qui porte les investissements et le contrat de gestion passé avec Nordic Hospitality AS, société basée en Norvège. 


Le premier Moxy a vu le jour à Milan en 2014. Depuis, Moxy s’est développé en Europe, aux Etats Unis et au Japon. En Allemagne, c'est le quatrième hôtel après Berlin, Munich et Francfort Eschborn. On attend toujours le premier Moxy français qui devrait s'installer à Roissy Charles de Gaulle, d’après nos informations. 


Pour son lancement le prix des chambres a été fixé à 79€ la nuit. 

Un petit air de Californie au BOB
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Ils ont ouvert … 


Le BOB : 


C’est dans le 14ème arrondissement de Paris, rue Pernety, qu’a ouvert le dernier–né d’ Elegancia, le réseau de boutique hôtels design dirigé par Philippe Vaurs et Christophe Sauvage. Pour la troisième fois après les ouvertures du Handsome et du Snob, les deux compères ont fait confiance au duo d’architectes designer, Daphné Desjeux et Dorothée Delhaye qui y révèlent ici tout leur talent. 


Ouvert depuis le 12 avril, le BOB est un hôtel qui fait du bien avec ses couleurs vitaminées, ses coussins de couleur vive, et son petit air californien esquissé par la présence de cactus géants posés dans l’entrée.


 Bien intégré dans son quartier le BOB compte autant sur les touristes que sur la clientèle de quartier pour se faire connaitre. En effet, avec sa salle de réunion de 20 m2  modulable, et à la lumière du jour,  déjà connue des entreprises du quartier, qui apprécient aussi sa wi-fi ultra performante, le BOB s’est mis à l’heure du collaboratif et ouvre ses espaces situés au rez-de-chaussée au co-working. «Nous voulons devenir l’espace de co-working reconnu dans le quartier» précise la directrice de l’hôtel, qui propose trois tarifs au choix : à l’heure, à la demi-journée et à la journée pour 6,15 et 25€.    


Le  BOB, l’un des plus grands hôtels du réseau Elegancia, est organisé autour de deux bâtiements reliés par un joli patio, idéal en été pour y prendre le petit déjeuner et bientôt couvert pour être utilisé le soir. Enfin, pas de nouvel hôtel 4* sans espace détente. Il est ici limité à un hammam, une salle de massage ou de repos au choix. 


Le prix des chambres se situe à partir de 119 €,  prix de lancement.  

Le Splendide Royal Hotel, l'hôtel des princes à deux pas de l'Elysée
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Ils ont ouvert …  


C’est l’un des derniers hôtels de la collection Roberto Naldi. Le Splendide Royal Hotel a ouvert en décembre  rue du Cirque, à deux pas de l’Elysée et du Ministère de l’Intérieur. Sa façade vert sapin, sobre et classique,  contraste avec une décoration intérieure particulièrement riche où se mêle le style italien au goût français. 


Pour cet hôtel de poche de luxe, avec ses 12 suites dont 6 suites de 65 m2 comprenant salon et chambres séparées et ses 6 junior suites de 45 m2, il fallait une atmosphère particulière. C'est cette  «distance intime» dixite Max-Michel Grand, le directeur de l'hôtel, qui a été mise avec les clients qui forment le charme de cet hôtel. Attentions particulières et soin du détail, l’hôtel Splendide Royal se veut l’anti-palace. La décoration  italienne dans la profusion de marbres et de statues équestres, reste française avec un aménagement intérieur décliné dans des teintes claires, entre ivoire, gris perle et rose pâle. 


Classé 5*, toutes les chambres ont un dressing personnel, une cave à vins avec les meilleurs crus, et dans toutes les salles de bains, ont été installés miroir et sol chauffants et la télé au-dessus de la baignoire. D’ici quelques jours, un restaurant de 42 couverts proposera une cuisine italienne raffinée mais non gastronomique. 


Pour le directeur Max-Michel Grand qui mise surtout sur la proximité avec le client, la plus belle satisfaction lui vient de l'un d'entre eux, qui revenant d’un long voyage consécutif à un séjour à Paris, s’exclame en s’installant dans l’un des fauteuils du salon «ah enfin, nous voilà de retour à la maison». 


Prix des chambres à partir de 890 € et prix moyen autour de 700€ la nuit.

Nouvelles en chaîne d'AccorHotels
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AccorHotels annonce successivement son rapprochement avec Noctis, club événementiel et Mister Fly distributeur de billets low costs.


Ce fut d'abord son entrée au capital du Groupe Noctis, un groupe détenant à la fois des restaurants de prestige, comme Monsieur Bleu, Loulou, les Pavillons des Etangs, le YoYo, le Château de Longchamp, Raspoutine, Castel mais aussi des restaurants emblématiques comme la Girafe à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, l’Electric Porte de Versailles, la Compagnie 1837 – gare Saint Lazare, le toit-terrasse du 52 Champs Elysées. D’après le journal le Monde, la prise de participation, qui correspond au rachat de la cession de la FCDE (Fonds de Consolidation et de Développement des Entreprises) cette prise de participation représenterait environ 30% du capital de Noctis. Cette opération est, d'après AccorHotels, stratégique pour chacune des deux parties puisque d’une part elle permet à Noctis de poursuivre un développement ambitieux, et de pouvoir bénéficier de l’expertise du groupe AccorHotels dans la gestion du service–client,  mais elle l'est tout autant pour AccorHotels, qui diversifie son portefeuille, en offrant encore plus de services à sa clientèle.


L'autre annonce majeure pour le groupe AccorHôtels fut son rapprochement avec MisterFly, un distributeur de billets low costs spécialisé dans l'offre long courrier. Grâce à ce rapprochement, AccorHotels peut ainsi proposer à ses clients fidèles, membres du Club AccorHotels une offre composée d’un Vol+un hotel sur 30 destinations et quelques 180 hôtels. Ces offres seront proposées en exclusivité aux membres du programme de fidélité Le Club AccorHotels, package ouvrant droit à un gain de points. Cette offre s’ajoute à la publication du Magazine AccorHotels, aux City Guides écrits pour les clients du Club, et à Moodmatch, un moteur de recherche d’hôtel expérientiel qui a été lancé récemment avec Travelsify. 

HOTELINVEST A VENDRE...

Le 30 juin prochain, l’Assemblé Générale extraordinaire d’ Accorhotels devrait entériner la cession de HotelInvest, dénommé projet « booster »  approuvé par le Conseil d‘Administration du 18 mai 2017. Il interviendra après un long processus initié par Sébastien Bazin dès 2013 visant à modifier radicalement le modèle économique de l’opérateur français. 
C’est une stratégie qui, on peut le dire, a été menée tambour battant mais avec méthode et précision. Car en juillet 2017 si l’AG donne son accord, le modèle historique du groupe hôtelier n’aura pas fait long feu. Seul groupe hôtelier dans le top ten international à  posséder encore des hôtels filiales murs et fonds, son modèle économique sera désormais aligné sur celui des opérateurs américains. Il va à son tour devenir un opérateur de services et un fournisseur de services pour les propriétaires d’hôtels. Une situation impensable il y a une dizaine d’années quand les franchisés « historiques » du groupe voyaient monter les fonds d’investissements au capital du groupe. 


Pour convaincre les troupes, Sébastien Bazin a dû faire preuve de beaucoup de pédagogie, montrant à chaque étape du processus l’intérêt d’un tel changement. Un pari qu’on aurait pu croire impossible, mais c’était sans compter la maîtrise de l’ingernierie financière de son président, son talent à séduire les équipes et les propriétaires, son côté visionnaire et son dynamisme lui permettant de prendre des décisions rapides.
Lancé en 2013, le  processus de transformation a été initié lors de la séparation du groupe en deux entités distinctes, Hotel Services et HotelInvest. Hotel Services devenait ainsi fournisseur de services pour l’opérateur et pour ses franchisés alors qu’HotelInvest devenait un pole regroupant tous les hôtels dont le groupe était propriétaire murs et fonds. Le processus de transformation aurait pu s’arrêter là. Ce n’était pourtant que la première partie de l’iceberg. Le plus gros restait à venir puisqu’il s’agissait de mettre en place un nouveau modèle économique dont les deux tiers de l’activité seraient la fourniture de services aux franchisés et aux opérateurs avec une offre très élargie que ce soit dans le digital, le voyage ou encore la location et un tiers par la production de nouveaux types de services plutôt de proximité (comme les conciergeries par exemple).
Un élargissement forcément couteux, reposant à la fois sur des acquisitions et sur des prises de participations.  La cession d’HotelInvest semblait donc la suite logique de ce processus. Il fallait pourtant avant la cession du pôle, procéder au toilettage de la société, ce qui fut fait pendant trois ans, soit avec des  cessions de portefeuilles existants (81 hôtels en Europe cédés à Grape Hospitality, un véhicule  détenu à 70% par Eurazeo et à 30% par Accorhotels) soit avec des restructurations d’autres portefeuilles ( 31 hôtels en Australie) ou encore la transformation de l’enseigne hôtels F1 avec la cession de 62 hôtels et la restructuration de 102 autres. Une « préparation » de la mariée qui aura duré trois ans, au cours desquels HotelInvest enregistra une augmentation de la valeur des actifs passant de 4,5 à 7,6 milliards en 2016, ainsi que de la marge opérationnelle passée de 4% en 2013 à 8,3% en 2016 du chiffre d’affaires.
Désormais avec un HôtelInvest en ordre de marche sur lequel les perspectives de progression sont de l’ordre de 10% par an, AccorHotels s’estime être fin prêt pour la cession … des 960 hôtels restants à condition que l’AG du 30 juin l’y autorise... 

AGENDA
Agenda de juin à septembre

•Du  18  au 21 Juin – Salon VINEXPO – Bordeaux
•Du 19 au 25 juin – Paris Air Show  - Le Bourget 
•Du 25 au 30 Juin  - NEXT CITY – Marseille
•Tour de France – du 1er au 23 juillet
•Du 11 au 13 Septembre – France Meeting – Atout France – Nice 

WHO'S WHO

Ils bougent
Thomas Bourdois,
est nommé DG de l’Intercontinental à Bordeaux. Précédemment Directeur des opérations à l’InterContinental Marseille Hôtel-Dieu, Thompas Bourdois vient d’être nommé Directeur Général de l’InterContinental Bordeaux. Agé de 40 ans, cet ancien Diplômé de l’Institut Paul Bocuse de Lyon, avait commencé sa carrière en 2007 au Méridien Montparnasse Paris comme chargé d’affaires évènements pour devenir après coup Directeur assistant de la restauration. 



Achim Lenders
, est nommé Senior VP Opérations de Rosewood Hotels pour les Amériques et l’Europe. Après plus de 30 ans dans l’hôtellerie haut de gamme, Achim Lenders se voit confier un portefeuille d’une vingtaine d’établissements haut de gamme et luxe, dont l’Hôtel de Crillon, qui s’apprête à ouvrir ses portes en juillet prochain. Il était auparavant Global Vice President of Food & Beverage depuis 2014 chez Starwood Hotels and Resorts.



Andrew Langdon,
est nommé Chief Development Officer de Mövenpick Hotels & Resorts. Après avoir développé et dirigé le groupe Movenpick en Asie au cours des deux dernières années en tant que Vice-président de la région, où il a supervisé l'ouverture notamment de neuf hôtels opérationnels et de 20 autres en cours d’ouverture, Andrew Langdon vient d'être nommé Chief Development Officer de Movenpick Hotels & Resorts sur l'Asie, mais aussi l'ensemble du Moyen Orient, l’Afrique et l’Europe afin d’atteindre un réseau de plus de 100 établissements d’ici 2020. Mövenpick Hotels & Resorts possède actuellement 83 établissements dans le monde, soit 20 695 chambres et a en projet 36 autres, soit 9 626 chambres supplémentaires. Cela représente une augmentation de 53% des chambres d’ici 2020.